Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Lolbee

  • : Lolbee
  • Lolbee
  • : Je souhaite simplement, à travers ce blog, faire partager ma passion, la course à pied. J'aime non seulement courir mais également tout ce qui l'entoure, l'atmosphère des courses, les rencontres diverses et variées, l'effort fourni durant les entraînements et son lot de souffrances, les sensations particulières ressenties lors des longues distances, le bien-être des arrivées, l'émulation, les encouragements.....une grande famille la course à pied !
  • Contact

Mes modestes chronos

 

5 km   21'57'' (septembre 2012)

10 km  43'43'' (septembre 2012)

Semi  1h39'04'' (mars 2014)

Rechercher

Dernières Compétitions

Semi-marathon de Nogent-sur-Marne

1H39'04''

 

10000m Lille

43'43''

 

Trail des Hauts-Forts

3H59'24'' 

 

Triathlon découverte Fontenay-Sur-Eure (250/8/2.7)

51'55''

 

3000m piste Saint-Maur

12'39''

 

Semi-marathon de Troyes

1H39'31''

 

3000m piste Antony

12'41''08

 

3100m Cross Mureaux

12'22''

 

2910m Cross Choisy-le-Roi

15'18''

 

3165m Cross Champigny

13'27''

 

3500m Cross Sucy-en-Brie

14'43''

 

Foulées de Bonneuil

24'21''

 

5181m La Maisonnaise

23'03''

 

5000m La Corrida de Villejuif

22'34''

 

Semi-marathon du Val d'Europe

1H44'17''

Pages

Catégories

8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 10:56

 Affiche-officielle-semi-20121.jpg

Première qualification et donc premiers championnats de France . Vu mon niveau, je n’y vais donc pas pour gagner mais pour améliorer mon chrono je l’espère et vivre cette nouvelle expérience. Mon dernier semi remonte à Troyes où j’avais explosé mon chrono perso en 1’39’’, j’espérais donc passer sous les 1’38’’ avec tout l’entraînement que j’avais suivi et les bon résultats de mes dernières compétitions.

photo--3h8-.jpg        photo--32vf-.jpg

 

Nous sommes 2 du club à être qualifiés, Mouss notre coach et moi, nous prenons le train à 16h13 pour seulement 1H30 de TGV et rejoindre le centre de Nancy.

photo--3n3-.jpg

                                                                      Départ de Paris

L’hôtel est situé idéalement en face de la gare. Après avoir déposé nos affaires, nous nous dirigeons vers la très jolie place Stanislas pour le retrait des dossards. Evidemment, comme d’habitude, j’aurais droit à un tee-shirt pas à ma taille…

« on a plus de taille S » …. 

« Grrrrrr….. » (mais c’est toujours le même discours, ils peuvent pas prévoir !)

photo--26g-.jpg

                                                                    Place Stanislas

On repart vers l’hôtel pour se changer et effectuer notre séance de 30 minutes d’avant course. Ma périostite se fait sentir mais je peux la gérer facilement, cela devrait aller pour la course du lendemain. On sillonne les rue de Nancy, la grande avenue avec tous les commerces et le tram est particulièrement sympathique. Ça roule, les jambes veulent avancer, j’ai confiance pour la course. 4 dernières lignes droites avant d’aller manger un plat de pâtes d’avant course, Mouss s’offrira le luxe d’une mousse au chocolat, interdit pour moi…

On rejoint l’hôtel et je tombe dans les bras de Morphée vers 10h30. La nuit fut courte, le quartier de la gare était une fausse bonne idée, très, trop bruyant….des hurlements une bonne partie de la nuit…mais mon moral était au top et je me suis donc levée vers 4h45 pour aller prendre mon petit déjeuner, je le prends toujours très tôt car ma digestion est comme mes jambes, un vrai diesel…je retourne me coucher une petite heure puis rejoint Mouss pour un départ de l’hôtel à 8H30. Dehors c’est le déluge et ça n’en finit pas. Météo France s’est encore trompée, il continuera de pleuvoir un bon moment.

photo--4h0-.jpg

       photo--4h2-.jpg

              Au chaud à l'hotel                            Sous les trombes d'eau à l'arrivée

 9H15 nous partons quand même nous échauffer, ou plutôt nous tremper…20 minutes plus tard, on se dirige vers les sas de départ. Il y a un sas spécial réservé aux championnats de France, c’est plutôt sympa, ça évite de passer sous l’arche 10 minutes après les premiers.

sas-depart.jpg

 Je rencontre enfin Sylvie (sydokyblog) de Clamart et Sandrine (Sandrunning) de Joinville dont je suis assidument les blogs, ça me fait plaisir de pouvoir enfin discuter avec elles ! Sylvie veut faire 1’50’’ et Sandrine 1’36’’, je décide donc de faire un petit bout de chemin avec Sandrine avant de la laisser filer.

parcours-semi-2012.jpg

                                                                 Parcours du semi

10H, le top départ est donné, on passe sous l’arche en 10 secondes, c’est super. Il y a beaucoup de monde au départ, difficile de se caler sur un rythme, mais en zigzagant, on passe le premier kilo en 4’40’’, c’est pas mal, d’autant plus qu’il s’agit d’un faux plat montant. C’est apparemment la seule difficulté du parcours car on nous a dit que le semi de Nancy est très roulant mis à part la petite monté du départ. Je me dis donc que la difficulté est passée, je peux prendre mon rythme de 4’30’’-4’35’’ au kilo. TssTssTss, c’est un tout autre parcours que je découvre, des montés et des descentes s’enchaînent à partir du 3ème kilomètre jusqu’au 10ème. Je laisse filer Sandrine, je ne parviendrai pas à tenir le rythme avec ces difficultés. Intérieurement je suis en colère, en plus du sol mouillé et glissant, ce parcours n’est pas du tout plat ni roulant comme annoncé, je me déconcentre un peu. Je passe le kilomètre 5 en 23’10’’, vraiment pas terrible, nul même ; mon objectif de 1’37’’-1’38’’ s’envole et sera confirmé au kilomètre 10 que je passe en 47 minutes (46’56’’ officiellement).

Je suis dégoutée, je n’ai aucune patate, les montées, faux plats et descentes m’ont complètement grillée ; je repense à tous ces entraînements où je me suis tuée, donnée à fond, à tous ces sacrifices,…tout ça pour faire un chrono de merde…..à ce moment de la course, une grosse envie d’abandonner (sisi !!) seulement, je me raccroche au fait que ce championnat est également qualificatif pour celui de 2013… y’a plus qu’à s’accrocher et limiter les dégâts. Mes mollets tirent, c’est la première fois que je les « sens », j’ai l’impression que les crampes ne sont pas loin… Je souffre vraiment sur cette course, je ne ressens à aucun moment du plaisir et je ne me sens jamais bien alors qu’il s’agit de ma distance préférée, sur laquelle je devrais en principe m’amuser le plus…une idée me traverse l’esprit, arrêter ce sport qui demande trop d’efforts et de concessions pour finalement être déçue au bout du compte. J’ai à ce moment perdu mon moral de battante et toute volonté de me dépasser, je veux juste en terminer et rentrer à Paris.

J’attrape les bouteilles d’eau à tous les ravitaillements, je bois, je m’asperge malgré la pluie et la température pas très élevée, je suis mal ; à partir du 10ème kilomètre et jusqu’à la fin, je vais courir avec un jeune à mes côtés, on a le même rythme, on s’aide à ne pas ralentir. On se retrouve le long de berges, c’est plat, je devrais être en mesure de relancer la machine mais non, je suis bloquée en première, mes jambes ne répondent pas à ce que demande mon cerveau. Je sens une larme couler, je ne me suis jamais sentie aussi impuissante. A partir du kilomètre 16, les crampes dans les deux mollets s’installent, je dis adieu également aux 1’39’’, je n’ai plus de jus. Mouss avait dit qu’il reviendrait me chercher mais je ne le vois pas. Je ne le retrouverai qu’au kilomètre 19 en train de boiter, il a mal partout sa sciatique le fait souffrir atrocement, il ne peut même pas courir avec moi, je l’entends seulement derrière moi m’encourager « c’est la fin, lâche pas, donne tout… » je sens bien qu’il ne peut plus avancer, il me le confirme en me disant de finir seule, qu’il n’en peut plus. Mes crampes deviennent insupportables.  Le jeune à mes côtés sent que je souffre et m’encourage également ; on parvient enfin sur la place Stanislas, je vois l’arche d’arrivée ; j’essaie d’avancer un maximum mais je sens bien que je me traîne. Je regarde le chrono, dégoutée, 1’40’’ et quelques… je m’arrête peu après la ligne, tétanisée, mes mollets sont figés, je n’ai jamais ressenti cela auparavant, j’ai du mal à marcher. A la douleur se joint la tristesse et la déception… je ressens cette course comme un échec.

Mouss me rejoint il a mis 1’20’’ soit 5 minutes de plus que d’habitude. Il me rassure en m’assurant que ce parcours était dur et peu roulant donc pas de souci pour le chrono, j’ai selon lui bien couru. Cela me rassure un peu sans retirer cette insatisfaction, ce sentiment d’échec qui ne me quitte pas à ce jour. Nous commençons à avoir froid et rejoignons rapidement les consignes. Avant de nous diriger vers l’hôtel pour une douche bien chaude et un repas bien mérité. La gagnante de la course est une Kenyane et le championnat de France est remporté chez les féminines par Fatiha Klilech-Fauvel en 1’15’’35, elle conserve donc son titre après un arrêt de 6 mois pour blessure (tendinite du genou). J’ai eu également le plaisir de discuter rapidement avec elle dans le train de retour vers Paris, elle m’a rassurée sur la difficulté du parcours, elle a également souffert et son chrono n’est pas extra par rapport à celui de d’habitude qui oscille autour des 1’12’’. Après l’avoir félicitée comme il se doit, épuisée, je me suis endormie pour la quasi-totalité du trajet. A l’arrivée à Paris, je recroise Sandrine qui a fait un beau chrono de 1’36’’, bravo à elle et je lui souhaite bonne chance et beaucoup de plaisir pour sa grande épreuve de 2012 : le mythique marathon de New-York ! Je n’ai pas recroisé Sylvie, j’ai seulement vu qu’elle a rempli son objectif avec un chrono de 1’49’’bravo à elle également.

Grosse déception me concernant, j’espère pouvoir rebondir rapidement et exploser le chrono aux prochains championnats. D’ici là, je pense faire une pause concernant les semi-marathon, j’espère ainsi retrouver le goût de cette distance. En attendant, je vais poursuivre les entrainements et voir où cela me mènera.

 

1’40’’43 réel

1’40’’58 officiel

12,4 km/h

Classement scratch : 519ème / 663

Classement féminin : 169ème / 298

Classement par catégorie : 68ème / 87

 

 

Repost 0
Published by lolbee - dans Compétitions
commenter cet article
18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 16:03

 

Ou une petite dernière avant le grand jour !

2 semaines plus tôt j’avais couru le 10km de Lille ; pour cette dernière course, Mouss a choisi un 5 km roulant également (quoique…).

Le départ du 5km devait avoir lieu à 9h30 et celui du 10km à 10h30. Pour une fois, je trouve que ça fait tôt….il faut dire que la veille je fêtais l’anniversaire de mon frère avec une BBQ Party avec badminton et volley. Autant dire que question alimentation, hydratation et repos, j’ai connu des jours meilleurs…

Dimanche 5h30 : debout pour le rituel du petit déjeuner et son incontournable confiture de framboises faite maison. Je sors la chasuble du club, la prochaine fois ce sera pour Nancy…je suis très excitée !

8H : direction Joinvill' le Pont Pon ! Pon ! Tous deux nous irons Ron ! Ron ! Regarder guincher chez chez chez Gégène…

                             affiche_pays_des_guinguettes.jpg

                                                    Joinville le Pont...

8H45 : Thierry et Mouss accompagné de Jihan me rejoignent. Ça me fait très plaisir de la revoir après si longtemps ! Thierry quant à lui ne semble pas très en forme également à cause du samedi soir qu’il a passé…nous partons nous échauffer 20 minutes, j’ai mal au ventre, j’ai l’impression de ne pas avoir digéré mon repas de la veille…on finit par 4 lignes près du départ. Nous ne sommes pas nombreux sur cette course, nous nous plaçons donc devant, juste derrière la ligne de départ. Thierry me dit qu’il se sent moyen et donc qu’il va courir avec moi, ça me rassure de ne pas courir seule ; j’ai peur de rester dans un « faux rythme » vu ce qu’Alain nous a dit sur cette course, à savoir que ce n’est pas une course difficile à proprement parler, c’est plat mais il y a beaucoup de relances et donc ce n’est pas une course pour faire un chrono. L’objectif sera donc de partir sur du 4’15’’ - 4’20’’ au kilo et faire moins de 21’30’’.

9H35 : le départ est donné avec quelques minutes de retard, ça part viiiiiiiiiiiiiite, Jihan démarre très fort ; je suis le mouvement mais tente de me maîtriser pour ne pas être grillée dès le premier kilo. Je suis plutôt bien partie mais finalement je me retrouve en milieu de course, je ne m’affole pas, je sais que beaucoup sont parties trop vites et qu’elles ne tiendront pas.

                                100_4748.JPG

                                                             Le départ

Et en effet, avant le premier kilomètre, j’ai doublé les filles qui me précédaient et me place en deuxième position. On passe le premier kilomètre en 4’03’’, on est vraiment partis vite, mon souffle est court, je tente de me caler sur un bon rythme, Thierry m’y aide en m’encourageant à chaque foulée. La première n’est plus en vue, je n’essaie même pas d’aller la chercher, c’est peine perdue, il me faut encore un peu d’entraînement.

Vers la moitié du parcours j’aperçois sur le côté quelques personnes du club venues nous encourager, c’est sympa ça fait du bien. Les relances deviennent de plus en plus difficiles à gérer, le parcours me semble plus difficile qu’à Lille ; je suis Thierry de très près, je ne la lâche pas d’une semelle. J’ai retrouvé un bon souffle au kilomètre 3, je tente d’accélérer un tout petit peu mais le corps ne suit pas malheureusement. Thierry m’informe que nous avons creusé l’écart, personne n’est en vue derrière nous. Nous croisons une femme qui nous lance un « allez les filles », ce qui fera sourire et Thierry et donnera lieu à un petit commentaire pour me faire sourire. Au quatrième kilomètre il est temps que cela se termine, on croise un coureur qui me souhaite courage et m’annonce deuxième féminine. Enfin j’aperçois Mouss de loin qui me hurle « allez Laure-Allison !! », il reste 500m et je suis exténuée, Mouss fera 200m avec moi avant de me laisser finir en me hurlant toujours dessus. Ces derniers mètres sont en faux plat, c’est usant, je lâche les chevaux et sprinte à l’arrivée, j’ai juste le temps d’apercevoir le chrono qui indique 21’57….je suis super déçue car j’ai vraiment tout donné et mon temps ne s’en ressent pas. J’espérais vraiment faire moins de 21’30’’ comme à Lille. Mouss me rassure, lui non plus n’a pas fait un temps extraordinaire et il y avait vraiment beaucoup de relances. Bref, il n’a pas l’air du tout déçu…donc je le suis un peu moins (mais pas tant que ça...).

                                           100_4752.JPG

                                                              L'arrivée

                                  100_4755.JPG

                                              Thierry le lièvre et LA la tortue          

10H35 : nous assistons au départ des autres membres du club sur le 10km et les encourageons à chaque passage. Sur la fin j’irai chercher Dominique pour l’aider à finir les derniers 600m.

                                          100_4795.JPG

                                                   Dominique à la fin du 10km

Finalement Mouss finit 1er vétéran et moi 2ème sénior mais nous devons attendre la fin de toutes les courses de la matinée pour accéder au podium et aux remises des récompenses.

                               100 4760

                                             Thierry, Jihan, Mouss et moi

L’attente est très longue ; avec le retard accumulé, les podiums n’ont lieu qu’à 12h30, personne du club n’est resté, heureusement il fait super beau, l’ambiance est sympa et on a bien représenté le CSMB aujourd’hui.

                                      100_4809.JPG 

                                     L'attente est longue, les muscles tirent

    100_4840.JPG   100_4842.JPG

Podium avec la 1ère féminine, Elodie                   Mouss, LA et les coupes

                de l'ACPJ

 

21’57’’ (soit 13,7km/h)

23ème / 63 scratch

2ème féminine / 25

2ème SEF /   9

 

 

 

Repost 0
Published by lolbee - dans Compétitions
commenter cet article
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 15:56

 

Et bien oui ! contre toute attente et volonté de ma part, je me retrouve au départ d’un 10km en prépa du semi d’octobre à Nancy. Je déteste cette distance, tout simplement parce que je n’arrive pas à garder le rythme des 5 km sur 10km….depuis que je cours je n’ai fait que 2 courses de 10km et je m’en rappelle encore : la même souffrance que sur un 5km mais qui dure 2 fois plus longtemps… bref, aucun plaisir donc aucune raison d’en faire. Cependant, là le message est clair, pour la prépa du semi il faut faire un 10km rapide 1 mois avant. Or le premier WE de septembre à Lille ont lieu un semi et un 10km très roulants. Je n’ai pas eu mon mot à dire, je me suis inscrite à cette course. En même temps c’était l’occasion de passer un WE sympa dans une autre ville, d’autant plus qu’avait lieu ce WE la grande braderie de Lille….Vendu !

Vendredi 30 août, 17H : nous sommes partis (oui oui j’ai trouvé une nouvelle recrue ^^) la veille de la course afin de pouvoir se reposer un peu et ne pas être en stress le samedi matin…tu parles Charles ! on a mis plus de 4H à rejoindre l’hôtel à Villeneuve d’Ascq (ba oui, forcément, je m’y suis pris trop tard et tous les hôtels de Lille étaient complet pour le WE de la braderie). C’est donc un peu beaucoup KO que nous sommes arrivés à 21H30. Après cela j’ai encore du faire 30 minutes actives et 4 lignes droites, suivi d’un excellent dîner de pâtes froides sur le lit… la fin de soirée fut tout de même très agréable puisque la chambre était équipée d’une baignoire…le rêve !!

Samedi 6H30 : debout, direction le petit dej au buffet… autant dire que nous avons bien mangé après cette courte nuit.

                                        2012-09-01-06.31.47.jpg

 

8H : nous sommes fins prêts ! j’en connait un qui ne fait pas le fier. Pour ma part, j’ai la patate, je suis surexcitée.

                                               2012-09-01-07.40.29.jpg

8H30 : 15 minutes de métro et nous parvenons au centre-ville de Lille ou nous rejoignons le village des coureurs. C’est assez impressionnant, je n’ai jamais vraiment participé à une course de cette ampleur. Ils ont vraiment mis les gros moyens. Nous allons retirer nos dossards, on nous remet un sac (très mignon soit dit en passant) contenant le dossard, la puce, une petite bouteille de gel énergétique (berkkkk), un pansement extraordinaire d’une marque que je ne citerai pas mais qui fait des miracles sur les ampoules et le tee-shirt de la course  qui est vraiment très joli ! je demande à la bénévole si elle m’a bien donné du XS ; et non, il n’y en a plus, j’ai donc droit à un joli tee-shirt taille L, idéal pour faire le ménage. Je ne cache pas ma déception, pour une fois qu’il y avait du XS en plus !!!! Mister Ju hérite donc d’un deuxième tee-shirt à sa taille…veinard !! Etant donné qu’il s’agit de sa première course, je comprends son stress, il y a vraiment beaucoup de monde, l’émulation est très forte, la pression se fait vraiment ressentir, même à plus de 2H de notre départ….je lui attache son dossard et sa puce, je fais de même pour moi et nous nous rapprochons de la ligne de départ pour le semi-marathon qui débute à 9H. Nous tentons de trouver une bonne place pour assister au départ de cette foule incroyable et voir les Kenyans de plus près. Je suis très émue de voir des athlètes de ce niveau aussi près.

 

                                     2012-09-01-08.13.58.jpg

9H : la maire de la ville « ouvre » la course, pas de compte à rebours pour ces épreuves qualifiantes, le tir au pistolet est donc plus que surprenant, la masse s’élance très très vite, un coureur tombe, il se fait marcher dessus, j’ai mal pour lui, il est complètement piétiné par les autres coureurs, certains d’entre eux tombent également sur lui…c’est assez effrayant mais tout rentre rapidement dans l’ordre, pas de blessé, tout le monde est reparti. Vu le nombre d’inscrits, le départ est long et il faut quelques minutes aux derniers pour passer l’arche. Nous décidons ensuite de rejoindre les vestiaires pour être au calme et au chaud. Alors que nous marchons j’aperçois un coureur, avec un dossard pour le semi, un peu perdu, il a raté le départ de 8 minutes….dans son cas, je ne sais pas si j’aurais le courage de courir…Ici aussi, niveau commodités, c’est pas la joie ; 4 toilettes pour 12000 personnes au total….largement suffisant !!! après 15 minutes de queue (je suis tombée au bon moment car quelques minutes plus tard c’est une queue d’au moins 30 min) j’ y parviens enfin. Il est temps de se changer.

100_4248.JPG  100_4249.JPG

10H : nous rejoignons le départ ; à une heure de la course il y a déjà foule pour bien se placer, ça me stresse. Je commence mon échauffement mais rapidement nous sommes contraints d’arrêter , la voie est complètement prise d’assauts par les coureurs. Je vais finir mes lignes droites sur le trottoir. Je tente ensuite de me placer à l’avant ; ce n’est pas évident, d’autant plus qu’il n’ y a pas de sas. J’ai pour objectif de faire moins de 45 minutes, j’essaie donc de me rapprocher un maximum, je suis à quelques mètres de l’arche. Le stress est bien monté, j’ai laissé Julien seul, ce n’est pas très sympa mais je n’arrive pas à faire autrement que de m’isoler à quelques minutes du départ. Je souhaite sincèrement qu’il apprécie la course.

11H : le départ est donné. Je passe sous l’arche 10 secondes après le coup de pistolet, c’est correct. J’ai cependant beaucoup de mal à avancer et sur les 500 premiers mètres je ne vais que doubler, je regrette, j’aurais dû me placer encore plus en avant…alalala ce satané manque de confiance ! Difficile de me caler sur un rythme sur ce premier kilomètre, et pourtant, lorsque je passe la pancarte km1 et que je regarde ma montre, elle indique 4’21’’, je suis à une seconde près pile poil dans les temps. Il me faut garder ce rythme. C’est ce que je vais faire pendant toutes la course, je passerai presque tous mes kilomètres en 4’20’’.

Les 3 premiers sont faciles, je déroule bien ,le souffle est bon, à partir du 4ème je sens que la course va être très dure, je commence à suffoquer et mes cuisses ne semblent pas apprécier le rythme que je leur impose.

                                           photo--26-.jpg

Kilomètre 5 : je n’en peux plus, je sers les dents et repense à tous les entraînements de souffrance, je ne souhaite pas avoir fait tout ça pour rien. Je regarde ma montre 21’30’’…record battu sur 5km….si seulement je pouvais m’en arrêter là ! je réfléchis 2-3 minutes, les 45 minutes me semblent accessible si j’arrive à ne pas trop ralentir sur la fin.

Kilomètre 6 : je me sens bien mieux, ce second souffle va durer jusqu’au kilomètre 8. A partir de là, je sais que c’est gagné, je suis toujours très régulière, je commence à souffrir des cuisses et à sentir que je ralentis légèrement mais pas grave, c’est gagné, les 45 minutes sont atteintes voir même les 44 minutes si je ne lâche rien.

Kilomètre 9 : pas de kilomètre 9 indiqué, je suis à bout de souffle et je cherche désespérément ce maudit panneau….qui n’existe pas… la foule est très présente, nous sommes grandement encouragés. Je suis complètement ailleurs, je ne les entends pas vraiment. Enfin l’arche d’arrivée est en vue je vois 43 minutes suivi des secondes qui défilent…je ne veux surtout pas voir le nombre 44 s’afficher, je sprinte, j’ai l’impression que mes cuisses vont se déchirer….BIP…je m’écroule, je suis vidée et très très satisfaite. Julien finira en 56 minutes officielles et 53 minutes au réel, satisfait de sa première course mais inquièt de savoir si c’est un bon résultat.

                  Avant la course...                                       Après la course....

     photo--29-.jpg     photo--27-.jpg

Au final je suis super bien classée, même si je n’ai pas pu réellement apprécier le parcours qui m’a semblé très beau, je l’ai trouvé très roulant et très agréable, je suis également plus que satisfaite de mon temps, les entrainements payent vraiment. J’ai hâte de voir ce que ça va donner au prochain semi.

43’56’’ officiel – 43’43’’ réel (moyenne de 13,7 km/h)

608ème /6162 scratch

31ème/1840 féminines

20ème/1248 Sénior F

     Sans titre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Repost 0
Published by lolbee - dans Compétitions
commenter cet article
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:56

 

                Sans-titre3.jpg

 

 

Samedi 18 août, 5H30 du matin, j’ouvre un œil…..ce jour-là je me réveille au milieu des montagnes, avec le bruit de l’eau du torrent qui s’écoule. Les météorologistes ne se sont pas trompés, aucun nuage dans le ciel, un soleil énorme sort de derrière les montagnes, la fraîcheur matinale ne devrait pas durer malheureusement.  J’avale « juste » 2 tartines avant de commencer à me préparer.  Pour être sûre de ne rien oublier, comme cela avait été le cas 2 ans plus tôt avec ma poche à eau, j’avais établi une « check-list » des équipements à emporter et c’est conformément à cette liste que je me suis harnachée :

-          Cuissard

-          Tee-shirt technique avec renfort aux épaules parce que le camel frotte et blesse

-          Chaussettes et chaussures de trail

-          bâtons de trail

-          lunettes de soleil

-          Strap

-          Camel

-          Poche à eau 2L

-          Ceinture porte dossard

-          Montre GPS

-          Bandeau pour cheveux

-          Pochette de ravitaillement à porter à la ceinture

Pour les ravitaillements, j’ai emporté ce qui me faisait plaisir : 1 kinder country, des figolu, des tucs, des figues et abricots secs….un buffet sur pattes… Pour l’eau j’ai ajouté un peu de sirop de menthe, ça passe mieux pour l’estomac..

7H : je suis prête ! En route vers Morzine où aura lieu le départ du petit parcours à 8H45 en face de l’office du Tourisme.

                                          photo--29-.jpg

 7H45 : retrait du dossard et du tee-shirt technique, juste le temps d’un coup d’œil rapide sur le profil de la course pour m’apercevoir qu’il ne s’agit plus de 21km comme il y a 2 ans mais de 22km….et oui, ça change tout  1 petit kilomètre supplémentaire avec 1750m de dénivelé dans les jambes !

 trail

  

Sans-titre.jpg

 

8H : je retrouve Emilie pour qui c’est la première course en montagne, on blablate rapidement mais l’heure tourne et si ma mémoire est bonne, il y a foule aux toilettes…..puisqu’il n’y en a qu’un seul !!! ….et en effet, il me faudra patienter 25 minutes pour que mon tour vienne ! j’ai même appris que certains coureurs du grand parcours sont partis 5 minutes après que le départ soit lancé à cause de ce petit désagrément….il faut dire qu’une seule commodité pour 300 coureurs au total…y’a mieux question logistique et odeur…

8H40 : je me place derrière, je sais que ça va partir vite devant, Emilie arrive à la dernière minute (satanés toilettes !)

8H45 : le départ est lancé tout comme ma montre GPS qui m’a tenue compagnie et s’est révélée d’une grande aide sur ce trail.

Je reconnais plutôt bien le parcours, ça monte doucement mais longtemps ce qui force la plupart d’entre nous à marcher pour ne pas se mettre dans le rouge dès le début. Il fait vraiment très chaud, c’est inquiétant pour la suite, il n’est même pas 9H. Je sors mes bâtons et tente d’adopter une « allure de croisière », je perds rapidement Emilie sans faire exprès, je suis très concentrée et le passage de la barrière horaire m’inquiète toujours autant.

Les premiers kilomètres défilent et le cortège de coureurs s’étire doucement, je me retrouve avec un petit groupe de vétérans que j’accrocherai un bon moment, leur rythme me convient bien dans les montés, je suis un peu en sous régime sur le peu de plat que nous rencontrons mais ce n’est pas plus mal en fait, aller plus vite ne me ferait pas forcément gagner du temps, voir même le contraire…Le passage dans la foret sur un chemin étroit est un de mes moments préférés, il y fait frais, la végétation est sauvage, des odeurs s’échappent de tous les côtés. Je suis derrière une fille au tee-shirt fuchia également ; elle chute devant moi sur une racine, pas de mal, on repart.

A peine 5 kilomètres de terminés et je ressens déjà la fatigue ; je sors donc à ce moment-là mon arme magique : le kinder country …un délice….instant divin….bref, je sors de cette délectation et tente de boire, parce que le chocolat ça dessèche complètement. Et là, rien ne se passe, j’ai beau aspirer de toutes mes forces, pas la moindre goutte d’eau ne sort de cette fichue poche… c’est à n’y rien comprendre, j’avais amorcé le système le matin même pour être sûre d’avoir de l’eau dès que l’envie se ferait ressentir. C’était sans compter mon passage aux toilettes durant lequel j’ai retiré mon sac puis remis mon sac et pas vérifié la pompe évidemment….le tuyau est coincé….la c…. !!!!!!!!  Hors de question que je m’arrête dans un si bon élan, je suis fatiguée mais je me sens plutôt bien, et je n’ai surtout pas envie de perdre du temps avant la barrière horaire, je ravale ma salive et boirai seulement au point de ravitaillement. Pour passer le temps, je tente dans la montée de discuter un peu avec un autre coureur. En fait, j’ai reconnu son dossard, c’est celui de Charenton, j’essaie donc d’aborder la discussion sur ce terrain-là mais cela n’a pas trop l’air de le motiver, je laisse tomber, dépitée….

Puis on sort de la forêt, le soleil me brûle les yeux, je remets mes lunettes, j’ai trop soif….et puis tant pis ! tout en marchant, je range les bâtons, je défaits mon sac, je replace mon tuyau de poche à eau qui était complètement pincé et roule ma poule, je réenfile tout ça et je peux boire enfin ! le bonheur ! Puis dernière grosse montée avant l’arrivée au Lac des Mines d’Or, le point de contrôle et de ravitaillement. Le paysage est superbe, des fermiers nous proposent de l’eau, c’est sympa ; sur le chemin on peut également se rafraîchir dans un abreuvoir. Enfin je vois une petite cabane, je sais que nous sommes au sommet et que la plus grosse difficulté est passée pour atteindre les Mines d’Or. On attaque une longue descente, les entraînements ont payé, je me traîne moins, j’ai moins peur et je double même ! Certains coureurs « coupent » le tracé….mais c’est de la triche !!!  Après une dernière montée un peu raide (que j’avais oubliée) c’est l’arrivée aux mines d’Or après 2H de course et 14km. Tout en courant vers les ravitaillements j’appelle mes parents pour leur signaler que j’ai bien passé la barrière horaire et que j’en aurai donc encore pour environ 2H…

10H45 : le début de la grosse galère commence ; après 2 grands verres de coca, 2 figues, 1 abricot, 1 figolu et du chocolat avalés sans aucune culpabilité, je débute l’ascension sans fin.

                                    photo--28bis-.jpg

Le parcours a changé par rapport à il y a 2 ans, on ne passe donc plus par le col de l’Aiguille, mais par le col du Coux, plus long et en plein soleil, vachement plus drôle ! Les muscles tirent mais le rythme est bon, je quitte le groupe que je suivais afin d’accélérer la monté. 3 féminines sont devant moi, l’une d’elles a beaucoup de mal à monter et ralentis, je la double et me place derrière les 2 autres. Il fait de plus en plus chaud, je bois très régulièrement. Le paysage est en effet plus que magnifique et beaucoup plus attrayant que celui que l’on peut voir en passant par le col de l’Aiguille. Je propose aux deux garçons qui me suivent depuis un bout de temps de me dépasser mais ils refusent, je pense qu’ils se collent sur mon rythme ; c’est bien, ça me pousse à ne pas ralentir. On parvient au col du Coux, on nous dit que le plus dur est fait et qu’il ne reste que 20-25 minutes pour accéder au col du Fornet. 

                                    photo--30bis-.jpg

                                    photo--32bis-.jpg

 Les 2 filles qui me précèdent vont alors « couper » le chemin ….là encore, je me dis que c’est de la triche et je décide de ne pas les suivre, quitte à perdre du temps. Et en effet, elles me mettent 300m dans la vue au moins… Pas grave, je préfère savoir que j’ai bien suivi le parcours. Nous atteignons tranquillement et dans la souffrance le col du Fornet d’où la vue est superbe, on peut admirer toutes la chaîne de montagnes, le Mont-Blanc et l’impressionnant dénivelé ! Je prends juste le temps d’avaler un verre d’eau car je sais qu’il ne reste qu’une difficulté, mais de taille pour moi, la descente vers Avoriaz. Cette partie du parcours n’est pas vraiment jolie ni motivante, en plus c’est un vrai casse-chevilles…je descends tant bien que mal et rejoins le dernier chemin qui mène à la station. Et là, qui vois-je ? les 2 nanas 200m plus bas. Mon esprit de compétition revient aussitôt à la charge et puisque je me sens bien et que les jambes sont là, j’accélère malgré la fatigue afin de me rapprocher d’elles. Je parviens à les rattraper rapidement, l’une d’entre elles ne devant pas se sentir bien vu son rythme. Chacun pour sa g…..je ne vais pas commencer à avoir des remords, je les dépasse sans ralentir pour être sûre qu’elles ne m’accrocheront pas. La station est toute proche mais le parcours à l’arrivée a changé et il nous reste une sacrée monté pour parvenir à l’arche. Je la débute en marchant de bon pas et lorsqu’on m’indique qu’il ne reste plus que 200m, je reprends la course, enfin un semblant de course car je me traîne littéralement. Je passe devant des officiels qui m’annoncent 7ème fille (en fait je suis 6ème) et s’étonnent de mon physique….mince…Au loin j’aperçois mon père, je lui fait un grand signe. C’est bon il m’a reconnue et dégaine son appareil photos.

                               DSCF0129.JPG

Petit virage à droite et l’arche d’arrivée se dresse devant moi, je reconnais ma maman et nos amis sur le côté, j’ai droit à un tonnerre d’applaudissement et à un petit clin d’œil du speaker qui annonce au micro que j’étais très attendue . Je passe la ligne, je suis vraiment KO, je tremble de partout. Après quelques photos de rigueur, je me dirige vers les ravitaillement et mange du fromage, du chocolat et beaucoup de morceau de banane…toujours sans aucune culpabilité !

                               IMGP2329.jpg

 

photo--26bis-.jpg   DSCF0139.JPG

Le reste de la journée va se montrer très agréable : piscine et farniente. Je n’ai pas réussi à faire une sieste… certainement la faute aux endorphines. Le lendemain, passage aux thermes de Val d’Illiez pour une après-midi massage et relaxation dans les bains sous un soleil toujours resplendissant. Bref, un très long WE plus qu’intense. Je n’aurai qu’un seul regret, ne pas être restée voir les podium car j’y aurais été…contre toute attente, je finis 3ème de ma catégorie…je pense que je ne me remettrai jamais de ne pas avoir ma photo dans le Dauphiné .

          Sans-titre2.jpg 

 

3H59’24’’

 95ème/223 au scratch

6ème/36 féminines

3ème SEF

 

 

 

Repost 0
Published by lolbee - dans Compétitions
commenter cet article
13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:23

 

Une semaine qui a démarré sur les chapeaux de roue avec au programme lundi 2x1000m en 3’55’’ + 2x500m en 1’55’’ + 5x200m en 40’’. Il fallait tenir les temps, pas évident, je ne savais pas très bien quelle allure adopter. Finalement cette séance s’est super bien passée et je me suis effondrée sur la piste à la fin tellement je me suis arrachée. La minute bonheur de cette séance a finalement été la récup sur le terrain de foot, pieds nus ; j’avais les jambes ultra légères après les 200m, c’était très agréable. Je suis, comme la semaine dernière, rentrée depuis La Défense jusque chez en vélo, en moulinant un max.

Echauffement : 30 minutes

4 lignes droites : Mouss corrige le positionnement de mes bras, à la façon dont je cours on dirait que je vais m’envoler (j’ai les coudes qui se décollent)

Fractions :

1000m : 3’56’’ ….pas mal

1000m : 3’55’’ ….bien !

500m : 1’55’’ …. re bien !

500m : 1’55’’ …. re re bien

200m : 40’’ …. parfait, Mouss me dit de me caler sur cette allure, facile, y’a pas vraiment à réfléchir, je suis à fond….

200m : 40’’ …. je ne sens plus mes cuisses, on dirait de la guimauve

200m : 39’’ …. j’ai le vent dans le dos, c’est de la triche… !

200m : 41’’ ….de l’autre côté du stade, j’ai le vent de face, c’est de la triche aussi !

200m : 40’’ ….finish !!!!

Au total hors échauffement, 4 tout petits kilomètres mais je suis juste explosée.

Récupération : 10 minutes pieds nus sur l’herbe

Le reste de la semaine a été plutôt cool, quelques footings et fractions mais elle s’est terminée par une grosse sortie avec un peu de dénivelé, les 25 bosses de Fontainebleau, environ 18km et 900m de dénivelé cumulé. Cette sortie s’est faite en courant le plus possible et le chrono affichait à l’arrivée 3H14. Donc plus que satisfaite. Vu le temps réel de course (indiqué par le Garmin) et celui d’immobilité, il ne devrait pas être trop dur de se rapprocher des 3H. A condition tout de même d’être beaucoup plus généreux en ravitaillements solides ; la fin de course fut en effet assez hard et un petit flirt avec l’hypoglycémie en prime.

Cette semaine est celle du trail donc en fonction de ma douleur au tibia, j’adapterai l’entraînement, c’est-à-dire du pas trop compliqué !

 

Repost 0
Published by lolbee - dans Entraînements
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 11:14

S31

 

Le mois de juillet s’achève ainsi que la première partie de mon entraînement pour le semi-marathon d’octobre. Sans rentrer dans les détails, ce fût un mois d’entraînement riche et éprouvant que j’ai suivi presque à la lettre tout en prenant garde de ne pas me blesser avant le trail du 18 août…ce serait bête quand même ! j’ai donc alterné un jour sur deux fractionnés et footings de récup avec une sortie longue par semaine (mini 1h30, maxi 2h30).

Cette préparation s’est achevée par un test de 2000m sur piste précédant une séance de PPG. L’objectif était de faire moins de 8’19’’ (temps au dernier test en juin) soit moins de 1’40’’ par tour. Les conditions étaient plus que parfaites, il ne faisait pas trop chaud mais un beau soleil  inondait le stade de la Défense. Après un échauffement rapide dans le petit parc qui entoure le stade et quelques lignes droites, je prenais le départ avec tout de même une certaine appréhension ; j’avais tellement bossé mes entraînements tout le mois que ne pas atteindre l’objectif fixé m’aurait amené à tout remettre en question… C’est parti pour 5 tours de piste, je démarre un peu plus lentement que la dernière fois histoire de ne pas me griller et d’en garder un peu sous le pied. Mouss me donne mes temps de passage, c’est bien, je suis aux alentours des 1’35’’ au 400m mais le rythme est dur à garder et je commence légèrement à faiblir…il m’accompagnera sur les 2 derniers tours, je n’ai alors plus la notion du temps, je ne sais plus si je suis à l’objectif ou si j’ai trop ralenti, je donne tout pour ne rien regretter, le dernier 400m est là, je tire sur les bras, j’allonge la foulée, je termine en 8’05’’…wahou !!! trop contente !! Mouss est également super fier, les entraînements ont payé !

           photo.jpg    photo2.jpg

Je suis HS mais il faut attaquer les PPG et les abdos ; je termine cette grosse séance par du vélo, je souhaitais rejoindre le RER à Charles de Gaulle Etoiles depuis le stade de la Défense puis m’effondrer sur les strapontins jusque chez moi, mais finalement cette balade me faisant un bien fou, j’ai « désobéi » et je suis rentrée à vélo jusque chez moi (soit environ 15km).

La périostite est toujours là, j’apprends à vivre avec et j’adapte mon entraînement en fonction de la douleur. Un petit passage chez le podo car mes semelles se font un peu vieillottes (1 ans et demi quand même), une dernière sortie longue dimanche matin sous un soleil radieux et j’attaque ce soir ma dernière semaine de prépa avant le trail des Hauts-Forts.

                                            trail2012-a3-4725.jpg

Cette année, contrairement à il y a deux ans, et même si je ne fais que le petit parcours, je vais y aller un peu moins à l’arrach’, j’ai donc investi dans une vraie paire de bâton et un tee-shirt technique parce que les débardeurs c’est pas la peine d’y penser avec le Camel, ça cisaille les épaules ce truc-là !

Je prends aussi le soin d’établir une petite check-list des affaires à emporter histoire de ne pas revivre le fiasco de 2010, à savoir, j’ai oublié ma poche à eau !

Pour la course :

Sous-vêtements sport

Cuissard

-  Short

Chaussettes trail

Chaussures trail

Tee-shirt trail

Bâtons

Porte-dossard

Bandeau pour cheveux (ou cou s’il fait froid au sommet du col)

Lunettes de soleil

Camel

Poche à eau

Téléphone portable + écouteurs (pour appeler lorsque j’arriverai ou pas à la barrière horaire)

Figues et tucs

Montre GPS

Sirop de menthe (j’aime pas l’eau et la menthe ça cache le goût du plastique)

Licence et certificat médical

Pour l’après-course :

Tee-shirt de rechange

Veste

Pantalon + short

Compressions

Tongs

Power rade

Eau gazeuse Saint-Yorre (rend moi fort !)

Si les conditions le permettent je ferai ma dernière sortie longue à Fontainebleau sur le parcours des 25 bosses, s’il pleut (comme tous les jours…) je me rabattrai sur le bois de verrières, histoire de tester tout mon matos une dernière fois et surtout mes nouveaux bâton de trail.

Puis, en route vers la Haute-Savoie et ses cols :

 

      trail 

 

Repost 0
Published by lolbee - dans Entraînements
commenter cet article
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 11:08

 

En vue du Trail des Haut-Forts du mois d’août, il était grand temps de reprendre le chemin des trails, dénivelés et sorties longues. Pour un premier cette année, le trail des Moulins à Mondeville paraissait parfait : 25 km (ou 50km pour les plus courageux) et 830mD+. Le parcours avait également l’air très sympathique, longeant la rivière « L’école » et passant près d’anciens moulins à eau dont le célèbre moulin de Claude François à Dannemois. Ce trail était par ailleurs organisé le samedi à 13H, ce qui me semblait parfait en laissant le dimanche pour se reposer et permettant de ne pas mettre son réveil le samedi matin à 5H.

Samedi matin, 10H30 : en route donc en direction de Mondeville ; afin d’éviter les bouchons sur l’A6 en raison d’un WE rouge de départs en vacances, j’ai emprunté un itinéraire bis, un peu plus long mais en 1H j’étais arrivée à destination. L’heure du départ étant à 13H, j’ai donc pris un petit déjeuner normal (c'est à dire copieux) à 8H, me laissant donc tout le temps de digérer.

12H : retrait du dossard en 5 minutes ; comme toujours, les courses de Mondeville sont très bien organisées. Retour à la voiture pour me changer. Le temps est vraiment bizarre, je pense que nous allons avoir chaud sans échapper aux averses et orages. Ce trail me permet également de tester mon matos, c’est-à-dire mes chaussures de trail (qui ont déjà passé avec succès l’épreuve des 25 bosses de Fontainebleau), mon short de compression, de l’eau avec de la menthe dans mon Camel et des figues sèches pour me ravitailler (pour changer des pâtes de fruits qui collent aux doigts et pas toujours faciles à machouiller) j’ai également apporté le gel qui m’avait été donné lors du semi-marathon de Troyes, la bonne occasion pour le goûter. A la place de mon usuel débardeur, j’ai enfilé la chasuble du club qui a l’avantage d’avoir des bretelles larges et qui me semblait donc bien adapté au port du Camel qui a tendance à me scier les épaules… .

12H30 : j’ai faim, je craque pour une figue .

12H35 : je m’avance en direction du départ sous la pluie…je rejoins donc les toilettes pour une opération séchage des fringues au sèche mains, vraiment pas envie de débuter ce trail trempée. Enfin sèche, je patiente près de l’arche de départ quand j’entends soudain « Laure-Allison !!! »…..je lève les yeux et je vois Magali ! Nous nous étions rencontrées il y a 2 ans et avions commencé les trails ensemble. Je suis ravie de la revoir, nous commençons à entamer une discussion (qui durera bien plus que la période d’attente du départ) et elle m’annonce qu’elle souhaite faire le 50km si elle se sent bien. Dommage que j’ai un dîner de prévu loin d’ici  juste après sinon, je pense que j’aurais tenté le 50km aussi, à 2, ça me semble plus facile. Quelques blabla plus tard c’est l’heure du départ ; étant donné qu’il s’agit pour moi d’une sortie longue de test, je n’ai vraiment aucun objectif de course, si ce n’est apprécier le parcours, je décide donc de rester avec Magali les 13 premiers kilomètres avant que nos chemins se séparent. Je suis très contente de courir avec elle car mine de rien, 25km en trail c'est un peu long parfois. 

Petite photo à 10 minutes du départ. De gauche à droite, Gaëlle, Magali et moi...on est bien fraîches et propres surtout ! Il aurait été sympa de refaire la même photo mais à l'arrivée .

                                   Trail_des_Moulins_-_Juillet_2012.jpg

13H : nous partons à 10km/h environ tout en discutant, on se raconte un peu nos vies, je suis très heureuse d’avoir de ses nouvelles, ses problèmes de dos ne sont pas totalement résolus mais c’est sur la bonne voie, je lui parle également de mes petits soucis, elle se montre très compréhensive et me rassure d’ailleurs sur certains points, ça fait chaud au cœur. Tout en discutant, nous doublons pas mal de monde qui s’étonne que nous conversions aussi bien pendant une course trail ; en même temps, cela risque d’être long (surtout pour Magali), il faut bien passer le temps comme on le peut. Petit détail glamour, au bout de 5 kilomètres j’ai déjà envie d’aller aux toilettes… oui ba non, va falloir te retenir ma cocotte, les douleurs sont supportables, c’est pas le moment de flancher ! Sur cette première partie du parcours il fait relativement beau et assez chaud, je suis ravie dans les côtes, je ne souffre pas et je ne marche pas, les cuisses chauffent mais cela reste dans le domaine du supportable. Je pense que mes sorties vélo commencent à porter leurs fruits. Magali s’économise et peu et elle marche dans les montées (à sa place j’aurais fait pareil !) je l’attends à chaque fois en haut. Dans une montée, je dépasse un féminine avec un tee-shirt rose qui marche et en profite pour manger des petits gâteaux salés…ça y est, j’ai faim… elle me propose gentiment de partager afin de tester du salé pendant la course, je la remercie, c’est très gentil de sa part mais je décline, nous sommes au kilomètre 10 et le ravito approche, je vais réussir à me retenir. Je dégaine quand même ma première figue sèche (enfin deuxième si on compte celle prise juste avant le départ) et avale quelques gorgées d’eau à la menthe en priant pour que ça passe au niveau bidon et que je ne revive pas les crampes du semi-marathon de Troyes qui m’avaient pliées en deux et gâchées un peu la fin de course… Déjà que sans manger j’ai envie de faire une pause toilettes….

On enchaîne les côtes, je parviens toujours à courir et même si Magali me dit de faire ma course, je préfère cent fois rester avec elle et se tenir compagnie pendant les 13km communs. Autant je suis très à l’aise en côte, autant je suis une vraie catastrophe ambulante dans les descentes , j’ai peur…..je perds donc beaucoup de temps, et au contraire, Magali cavale dans les descentes. Nous commençons donc à blaguer et à imaginer le fait de fusionner afin d’être performantes et dans les montées et dans les descentes. Mis à part nos discussions incessantes, le parcours est superbe ; les trails proposés dans cette région sont vraiment magnifiques et bien pensés. Le kilomètre 13 arrive à grands pas, nous voyons le ravito se rapprocher dangereusement ; ici va donc s’achever notre binôme, on se fait une bise d’encouragement, je penserai bien à elle sur tout le parcours et même après. Les coureurs du 50km prennent à droite et ceux du 25km à gauche, mais avant, petit arrêt au ravitaillement solide + liquide bien fourni ! Coca, quatre-quarts, tucs, fruits…je me laisse tenter par un peu de tout et surtout les tucs ! Le salé passe en effet super bien et ça change, je pense que j’en emporterai dorénavant, j’avale également une gorgée de coca, et prend une part de gâteau pour la route . Et c’est reparti, je rattrape la féminine qui m’avait proposé de partager ses gâteaux salés, je la remercie encore une fois du conseil, ça passe en effet super bien ! je resterai 2 kilomètres à la suivre en discutant également avec un coureur qui espère qu’il n’y aura plus de montés….j’en doute…. Puis elle s’arrête pour refaire son lacet, je la dépasse et ne la reverrai plus. Je continue donc ainsi mon petit bonhomme de chemin, j’ai un peu accéléré le rythme, je me sens assez bien mis à part mes problèmes intestinaux toujours présents ; les douleurs du début au niveau du périoste gauche et de mon entorse à la cheville droite ont disparu, j’ai mon rythme de croisière et je pense avoir atteint cet état particulier que recherchent tous les coureurs puisque lorsque je regarde le ciel, ce-dernier me semble bouger….je suis shootée, ça fait du bien. Ce moment de plénitude ne va pas durer, la fatigue commence à se faire sentir au kilomètre 17, il en reste donc 8 et je veux garder le rythme. Nous subissons une belle averse, au début c’est très agréable, ça rafraichît drôlement puis cela devient vraiment pénible, il est de plus en plus dur d’avancer, de garder une bonne allure, et on patauge littéralement dans la gadoue. J’ai un coureur en tee-shirt rouge en ligne de mire depuis un certain temps, je me rapproche de lui puis le dépasse, on va ainsi se doubler et redoubler respectivement sur quelques kilomètres puis à un moment je ne l’entends plus, je poursuis ainsi mon chemin et dépasse plusieurs coureurs, eux aussi rattrapés par la fatigue. J’ai repéré un petit groupe devant moi dont 2 féminines ; même si je sais que je n’ai rien à gagner vu que j’ai effectué la première partie en touriste, l’esprit de compétition se fait quand même plus grand et je les dépasse en gardant pour objectif de ne pas me laisser redoubler. En les dépassant, ça ne semble pas leur plaire puisque l’une d’elles essaie de m’en empêcher et accélère légèrement, je serre les dents et répond à son « attaque » en la dépassant et tentant de creuser l’écart. Ceci étant fait, il ne reste plus que 4 kilomètres à parcourir, la pluie a cessé mais la fatigue est de plus en plus intense, je pense à Magali qui doit encore faire plus de 30 kilomètres, j’admire son courage et sa force d’esprit et de caractère, je ne sais pas si finalement, en m’engageant avec elle sur ces 50km j’aurais pu la suivre . Quelques douleurs dans les articulations des genoux se font ressentir mais sont très supportables, nous sommes presque arrivés, je décide donc de tester le gel, comme ça, si ça ne passe pas, je n’aurai pas longtemps à tenir en souffrant. Je prends donc un peu de ce « truc » pâteux goût coca-cola, et c’est ….absolument dégueulasse !!!!!  je le range illico presto et mange ma dernière figue afin de faire passer cet horrible goût chimique et archi sucré…berk berk berk….. je valide les figues et les tucs pour les prochains trails ! y’a rien de tel que la vraie bouffe !! (quoique les tucs….). Ce vilain épisode passé, on reprend un sentier et je commence à entendre le speaker de l’arrivée, je regarde ma montre, il semble pourtant rester un bon kilomètre…je sors du sentier, une bénévole me dit que c’est fini, je suis cinquième féminine, agréable surprise ! j’aperçois l’arche, une petite pensée pour Magali et je suis arrivée ! le speaker me confirme ma cinquième position et me demande de dire un petit mot, je suis un peu déphasée donc je lui parle de la pluie et du beau temps puis cours en direction des ravitaillements. C’est un véritable buffet qui nous est proposé ! j’avale quelque tucs (ça y est, je suis addict !) et de l’eau gazeuse, un rapide mais nécessaire passage aux toilettes  puis direction la voiture pour 3H30 de route, je ne suis en effet pas très en avance pour le dîner de ce soir ! Je m’essuie donc rapidos mes jambes boueuses avec le tee-shirt de la course, j’enfile un short,un débardeur sec, des tongs et mes compressions (quel bonheur !!! ) et c’est parti !

J’ai beaucoup apprécié ce trail et suis très satisfaite de ma gestion de course, il n’est pas très difficile mais le paysage est splendide, très bien organisé et les ravito sont super. Dommage que je n’ai pas pu rester pour le dîner d’après course avec Magali mais ce sera pour une prochaine fois c’est sûr ! Je n’ai vu aucun moulin sur le parcours….il faudra que je pense à lever la tête du guidon la prochaine fois. Pas de douleur particulière si ce n’est les jambes qui tirent un peu, mais ça, quoi de plus normal ? Magali finit son 50km (ou plutôt 55km puisqu'elle a voulu compliquer le parcours en se perdant ) en 6H50'14''.....BRAVO !!!!!   .

 

2H34’58’’ (9,68km/h)

57ème/117

5ème féminine/15 (je suis abonnée aux 5ème place en ce moment)

4ème SEF

 

Repost 0
Published by lolbee - dans Compétitions
commenter cet article
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 09:37

S27

 

Lundi : Repos

Mardi : Séance PPG au stade Charlety avec au programme, après 30 minutes d’échauffement sur piste bien ennuyantes, montées de genoux, talons fesses, pas chassés, marches du canard, sauts de grenouilles, monté de marches, sauts de marches, fentes,…. 6 LD pour décharger les muscles puis 200 abdos. Je suis rentrée vannée, d’autant plus que j’avais effectué 40km de VTT dans la journée ! 

                                             charlety.JPG

Mercredi : Levée aux aurores à 5H15, faute de temps le soir pour effectuer la séance prévue. Après 30 minutes d’échauffement, quelques étirements et 4 LD, c’est parti pour 5’ + 4’ + 3’ + 2’ + 1’ + 2’ + 3’ + 4’ + 5’, récup la moitié du temps, puis retour au calme pendant 15 minutes. Au total une grosse séance d’1H45 en tout, pas mal pour débuter la journée ! Outre la difficulté de la séance, je commençais à sentir quelques courbatures sur la fin…pas de bon augure pour le lendemain !

vincennes-1.JPG  vincennes-2.JPG

Jeudi : Repos et beaucoup de courbatures 

Vendredi : 30 minutes de footing relâche puis (10x100m) LD, et toujours des courbatures...

Samedi : Trail des Moulins (CR à venir)  youpiiii !!!!

Dimanche : Officiellement : 1H de footing à 12km/h + étirements + (8x80m) LD… officieusement, rien du tout... les 25 km m’ont bien usée même si aucune courbature au lendemain du Trail des Moulins ; mais bon, par prévention, j’ai préféré me reposer afin de ne pas risquer la blessure vu le programme chargé des semaines à venir.

 

 

Repost 0
Published by lolbee - dans Entraînements
commenter cet article
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 15:59

Oulala, 1 mois et demi que je délaisse mon blog…y’a du laisser-aller…enfin pas vraiment… après ma très décevante performance aux soirées de Saint-Maur et un moral au fond des chaussettes, je suis partie en vacances faire le tour de l’Islande en sac à dos. Il y a plus reposant comme vacances c’est sûr, d’autant plus que Mouss m’avait concocté un petit programme sur 2 semaines que j’ai respecté scrupuleusement (enfin sauf 2). Je me levais donc aux aurores tous les matins (en même temps il ne faisait jamais nuit donc c’était plus facile) afin d’effectuer ma séance quotidienne et enchaîner par la suite une journée de marche à crapahuter dans les volcans, glaciers et autres splendeurs de l’île.

 

Un programme plus que parfait si je ne m’étais pas fait une entorse à la cheville (mais sans m’en rendre compte) ce qui m’a conduit à un repos de 10 jours dès mon retour en France. Comme dirait le coach « c’est toujours comme ça avec toi, tu t’entraînes, t’es bien et tu te blesses »….ba oui c’est vrai….Avant de savoir qu’il s’agissait d’une entorse, et croyant à une simple foulure, cela ne m’a pas empêchée de faire un test de 2000m sur piste avec Mouss, je ne me rappelle plus de mon temps mais il était satisfait et ça c’est l’essentiel.

 

Cet arrêt forcé n’a pas rimé avec inactivité bien au contraire puisque j’ai multiplié les séances de natation et de vélo ; ces nouvelles activités et ma douce reprise de la course à pied m’ont posé la question suivante, pourquoi ne pas tenter un tout petit triathlon avec une distante cap très courte afin de tester cette cheville en compétition…ça tombe bien, un triathlon découverte -250m nage, 8km VTT et 2,7km cap- était organisé ce WE à Fontenay-sur-Eure, près de Chartres. Une distance parfaite pour découvrir la discipline !

 

Afin de compliquer un peu la chose et parce qu’il fallait ENFIN profiter du beau temps, j’ai fait la veille le parcours de 18km des 25 bosses de Fontainebleau que j’avais un peu laissé de côté cette année. je l’ai effectué principalement en marchant mais ma cheville a bien tenu le coup et cela m’a rassuré pour la course du lendemain.

 

Dimanche matin 7h15 décollage ! le sac est prêt avec tout le matos, le VTT est rentré dans la voiture (avec beaucoup de difficultés) y’a plus qu’à !

 

J’ai donc emporté avec moi :

 

 Natation : bonnet de bain, trifonction (pas besoin de combi – fort heureusement car je n’en ai pas- car la température de l’eau sera supérieure à 16°C) et lunettes de piscine

 

 VTT : serviette microfibre, chaussures de cap, casque, VTT, lunettes de soleil et porte-dossard avec 3 épingles

 

 CAP : casquette

 

Pour une première ça fera bien l’affaire !

 

9H : Arrivée à Fontenay sur Eure, il n’y a pas grand monde, direction les inscriptions, on me remet un joli bonnet de bain rose (dommage que je n’ai pas pu le garder), une serviette microfibre (ça c’est cool !) et le dossard 386.

 

                                           100_4013.JPG

 

Je retourne à la voiture pour remonter mon vélo et regarder rapidement la tête du parcours, je commence à stresser. Les participants arrivent peu à peu et y’a pas à dire, ils ont la classe ! vélo et VTT haut de gamme accrochés aux voitures, trifonctions aux couleurs des clubs, combinaisons néoprène, chaussons pour le vélo….bref….quelqu’un de bienveillant me rappelle gentiment que l’habit ne fait pas le moine….ok … mais intérieurement je pense à l’argent, oui, l’argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue….tout ça pour dire que je suis en panique intérieurement (peut être même extérieurement aussi) je ne sais même pas ce qu’il faut faire….

 

9H45 : ouverture du parc à vélo, j’attache mon casque et mon dossard afin de pouvoir y entrer, une bénévole vient me marquer mon numéro de dossard sur le bras et le mollet, elle me détend un peu en me disant « mais y’a pas de place sur votre bras pour écrire !! »  D’autres bénévoles me contrôlent et me font entrer dans le parc ou je dois deposer mon vélo et tout mon matos.

 

                                          100_4017.JPG

 

Je regarde un peu sur les autres pour les copier, je suspends donc mon vélo par la selle comme une pro, je place ma serviette au sol, elle me servira pour m’essuyer les pied après la natation, je dépose mon casque, mon porte dossard, ma casquette, mes lunettes et mes chaussures de course….je me retrouve donc pieds nus !!!! et oui, j’ai oublié de prendre des tongs….la grosse débutante que je suis !!!

 

                                          100_4018.JPG

 

10H20 : nous nous avançons tous vers l’entrée du lac dans lequel nous allons nager 250m, les juges nous montrent le parcours à effectuer et les bouées à contourner, ça ne paraît pas très long, ça me rassure, d’autant plus que la température de l’eau me fait très peur même si sur le tableau d’affichage est indiqué qu’elle est à 21°C. Nous sommes une dizaines de participantes, il est donc décidé que nous partirons 5 minutes avant les garçons afin de ne pas être….écrabouillées par ces messieurs….

 

100_4026.JPG  100_4027.JPG

 

10H30 : premier orteil dans l’eau…mais c’est qu’elle est bonne ! allez plouf ! je rejoins le groupe de filles dans l’eau et me dirige vers les canoës pour le départ au sifflet. Certaines regrettent d’avoir enfilé leur combinaison, je les comprends, la température de l’eau est vraiment parfaite.

 

10H35 : coup de sifflet, le départ est donné, ça part vite, je suis déjà dans les dernières, pas grave, je m’en doutais vu mon niveau catastrophique en natation.

                                        

                                         100_4037.JPG

                                          

Je fais les 100 premiers mètres en crawlant mais je suis rapidement à bout de souffle, je bois la tasse et vais donc imiter les autres concurrentes, à savoir opter pour un peu de brasse.

 

                                         100_4042.JPG

 

Vers la fin je tente de reprendre le crawl mais je suis épuisée au bout de 2 mouvements de bras ! je me fais doubler par un triathlète, je sors de l’eau péniblement en plus de 6 minutes et tape un sprint vers le parc à vélos, malgré la fatigue je trouve cela très amusant ; je jette mon bonnet dans le bac réservé et cherche mon vélo de vue, pas facile quand on est à bout de forces…

 

                                         100_4044bis.JPG

 

                                                               100_4045bis.jpg

 

Ca y est, je le vois, je me sèche rapidement les pieds, enfile mes running, attache mon dossard et mon casque et cours jusqu’à la sortie, le premier tour de VTT commence…

 

                                                     100_4056.JPG

 

Et n’est vraiment pas évident, caillasses, gadoue, montées à pied, descentes raides, gai (dans lequel je tombe la première fois) et j’en passe, je m’accroche à une concurrente, il ne faut pas que je me laisse distancer, je pense que je pourrai la doubler en course à pied.

 

                                         100_4062bis.jpg

 

Le premier tour se termine et j’enchaîne de la même manière le deuxième tour ; à mi- parcours une concurrente s’arrête net devant moi, le triathlète derrière moi me bouscule (Monsieur le dossard 154, permettez-moi de vous dire que vous n’êtes pas un gentleman !) et je tombe dans les ronces, outre le fait que j’ai abîmé mon trifonction tout neuf, j’ai également pris du retard sur la concurrente que j’accrochais depuis le début du VTT. Je tente tant bien que mal de rattraper ce retard malgré les douleurs musculaires dans les bras qui commencent à me gêner réellement. Fin du parcours VTT, un bénévole me crie "pied à terre.....au tapis bleu..." trop tard, je suis descendue de vélo....il ne pouvait pas se taire lui !!!!!

 

                                             100_4063.JPG

 

Je finis les derniers mettre à vélo et attaque enfin la cap, je me sens pousser des ailes, je dépose mon vélo, jette mon casque et enfile la casquette et c’est parti ! sauf que mes chaussures sont trempées !!! je pèse 10 tonnes, mais pour moins de 3km ça devrait le faire. Les jambes sont un peu lourdes mais j’essaie de trouver un bon rythme et le garder.

 

                                                     100_4065bis.jpg

 

Je ne ferai que doubler sur cette épreuve comparé aux précédentes. Ça fait beaucoup de bien de remonter filles et garçons. Je double donc 5-6 concurrents dont celle que je suivais à vélo et qui m’avait un peu distancer et une autre appartenant au triathlon club de Chartres que j’avais vue au départ. Le parcours ne présente pas de grande difficulté, ma cheville ne me gêne pas, mon souffle est court mais je me sens bien et le rythme est bon.

 

                                           100_4069bis.jpg

 

L’arche d’arrivée est en vue (déjà ??) j’accélère un peu le rythme et termine en 51’55’’. Très satisfaite ! En résumé, ce premier triathlon fut pour moi une épreuve vraiment intense où l’on est toujours « à fond », c’est également très stimulant par la diversité des épreuves et l’ambiance y est absolument géniale.

 

Une expérience que je retenterai donc très prochainement !

 

51’55’’

65ème/80 participants

5ème féminine/11

 

                                                       100_4072.JPG

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by lolbee - dans Compétitions
commenter cet article
24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 15:00

 

Une semaine et demi après le semi et peu après les interclubs à Antony, j’ai voulu retenter la piste afin de compléter mes entraînements. Les soirées de Saint-Maur débutent et il y a quelques 3000m et 5000m à effectuer cet été. J’ai donc voulu effectuer cette semaine le 3000m de 21h40. Et bien je crois que ce fut ma pire course, autant pour les mauvaises sensations que pour la mauvaise gestion.

Bref, première journée chaude de ce mois de mai (enfin soleil tu es là ! ), je pars au stade voir les autres s’entraîner, Mouss en profite pour me demander de faire 5 tours de stade en mode relâche ….ok….j’ai mal à ma jambe mais je ne veux pas y penser. La séance d’aujourd’hui est 10x1’, ça fait bizarre d’être sur un banc à regarder les autres courir. A la fin de l’entraînement Mouss et moi partons en direction du stade de Saint Maur. Nous arrivons sur place vers 20H, on est donc largement en avance et avons le temps de regarder les séries s’enchaîner. 21H10, je pars m’échauffer, il fait chaud mais la température descend doucement. 21H40, il reste encore quelques séries pour les 1500m, je termine mon échauffement sur le terrain de foot, ma jambe me lance, je ne veux toujours pas y penser. Peu de filles s’entrainent, nous ne serons pas nombreuses, ça ne me rassure pas trop….22H enfin notre tour…on nous appelle au départ…sauf moi….ba oui je me suis trompée et m’étais inscrite sur le 3000m hommes….ahahahah…..ça aurait pu être drôle !!! Nous sommes donc 7 filles, je les connais à peu près toutes et elles sont bien meilleures que moi, cela va être difficile d’accrocher ! Etant la dernière « appelée », je suis placée tout à droite, dès le départ lancé je fonce pour me rabattre dans le premier couloir mais, grave erreur, je maintiens ce rythme, beaucoup trop élevé, j’ai dû passer le premier 400m en 1’40’’….du grand n’importe quoi…bref je me fais dépasser par deux filles et retrouve mon rythme, malheureusement, en plus de ce départ trop rapide, ma jambe me rappelle à l’ordre….je commence à boiter au 4ème tour avec l’envie grandissante d’arrêter ; les 3 filles qui étaient derrière moi me doublent, le physique n’est plus là, le moral non plus alors il ne reste que la rage pour finir, Mouss m’a interdit d’arrêter de toute façon, alors je me traîne, je grimace mais je cours, je dois vraiment faire pitié car même les gars qui vont courir le 3000m juste après m’encouragent à terminer….je finis le dernier tour à l’arrache, je suis cramée dans tous les sens du terme, je suis à bout de souffle et ma jambe ne me tient plus. Je crois entendre 12’39’’ à l’arrivée….quelle déception…dernière et chrono de merde… le seul côté positif c’est que j’ai amélioré mon temps de 2 secondes…la blague ! Ah oui et j’ai couru avec les tripes (mais que ça fait mal !!!), ça forge le caractère parait-il…

                                               photo--27-.jpg

Donc très déçue mais contente tout de même de l’avoir fait. Je quitte Mouss en le remerciant largement de m’avoir accompagnée et encouragée à ce point (il ma gueulait littéralement dessus sur la piste). Il est 22H30, les 3000m hommes débutent, je quitte le stade et j’entends qu’on m’appelle pour me placer au départ….

 

Repost 0
Published by lolbee - dans Compétitions
commenter cet article