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Lolbee

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  • : Je souhaite simplement, à travers ce blog, faire partager ma passion, la course à pied. J'aime non seulement courir mais également tout ce qui l'entoure, l'atmosphère des courses, les rencontres diverses et variées, l'effort fourni durant les entraînements et son lot de souffrances, les sensations particulières ressenties lors des longues distances, le bien-être des arrivées, l'émulation, les encouragements.....une grande famille la course à pied !
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Mes modestes chronos

 

5 km   21'57'' (septembre 2012)

10 km  43'43'' (septembre 2012)

Semi  1h39'04'' (mars 2014)

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:56

 

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Samedi 18 août, 5H30 du matin, j’ouvre un œil…..ce jour-là je me réveille au milieu des montagnes, avec le bruit de l’eau du torrent qui s’écoule. Les météorologistes ne se sont pas trompés, aucun nuage dans le ciel, un soleil énorme sort de derrière les montagnes, la fraîcheur matinale ne devrait pas durer malheureusement.  J’avale « juste » 2 tartines avant de commencer à me préparer.  Pour être sûre de ne rien oublier, comme cela avait été le cas 2 ans plus tôt avec ma poche à eau, j’avais établi une « check-list » des équipements à emporter et c’est conformément à cette liste que je me suis harnachée :

-          Cuissard

-          Tee-shirt technique avec renfort aux épaules parce que le camel frotte et blesse

-          Chaussettes et chaussures de trail

-          bâtons de trail

-          lunettes de soleil

-          Strap

-          Camel

-          Poche à eau 2L

-          Ceinture porte dossard

-          Montre GPS

-          Bandeau pour cheveux

-          Pochette de ravitaillement à porter à la ceinture

Pour les ravitaillements, j’ai emporté ce qui me faisait plaisir : 1 kinder country, des figolu, des tucs, des figues et abricots secs….un buffet sur pattes… Pour l’eau j’ai ajouté un peu de sirop de menthe, ça passe mieux pour l’estomac..

7H : je suis prête ! En route vers Morzine où aura lieu le départ du petit parcours à 8H45 en face de l’office du Tourisme.

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 7H45 : retrait du dossard et du tee-shirt technique, juste le temps d’un coup d’œil rapide sur le profil de la course pour m’apercevoir qu’il ne s’agit plus de 21km comme il y a 2 ans mais de 22km….et oui, ça change tout  1 petit kilomètre supplémentaire avec 1750m de dénivelé dans les jambes !

 trail

  

Sans-titre.jpg

 

8H : je retrouve Emilie pour qui c’est la première course en montagne, on blablate rapidement mais l’heure tourne et si ma mémoire est bonne, il y a foule aux toilettes…..puisqu’il n’y en a qu’un seul !!! ….et en effet, il me faudra patienter 25 minutes pour que mon tour vienne ! j’ai même appris que certains coureurs du grand parcours sont partis 5 minutes après que le départ soit lancé à cause de ce petit désagrément….il faut dire qu’une seule commodité pour 300 coureurs au total…y’a mieux question logistique et odeur…

8H40 : je me place derrière, je sais que ça va partir vite devant, Emilie arrive à la dernière minute (satanés toilettes !)

8H45 : le départ est lancé tout comme ma montre GPS qui m’a tenue compagnie et s’est révélée d’une grande aide sur ce trail.

Je reconnais plutôt bien le parcours, ça monte doucement mais longtemps ce qui force la plupart d’entre nous à marcher pour ne pas se mettre dans le rouge dès le début. Il fait vraiment très chaud, c’est inquiétant pour la suite, il n’est même pas 9H. Je sors mes bâtons et tente d’adopter une « allure de croisière », je perds rapidement Emilie sans faire exprès, je suis très concentrée et le passage de la barrière horaire m’inquiète toujours autant.

Les premiers kilomètres défilent et le cortège de coureurs s’étire doucement, je me retrouve avec un petit groupe de vétérans que j’accrocherai un bon moment, leur rythme me convient bien dans les montés, je suis un peu en sous régime sur le peu de plat que nous rencontrons mais ce n’est pas plus mal en fait, aller plus vite ne me ferait pas forcément gagner du temps, voir même le contraire…Le passage dans la foret sur un chemin étroit est un de mes moments préférés, il y fait frais, la végétation est sauvage, des odeurs s’échappent de tous les côtés. Je suis derrière une fille au tee-shirt fuchia également ; elle chute devant moi sur une racine, pas de mal, on repart.

A peine 5 kilomètres de terminés et je ressens déjà la fatigue ; je sors donc à ce moment-là mon arme magique : le kinder country …un délice….instant divin….bref, je sors de cette délectation et tente de boire, parce que le chocolat ça dessèche complètement. Et là, rien ne se passe, j’ai beau aspirer de toutes mes forces, pas la moindre goutte d’eau ne sort de cette fichue poche… c’est à n’y rien comprendre, j’avais amorcé le système le matin même pour être sûre d’avoir de l’eau dès que l’envie se ferait ressentir. C’était sans compter mon passage aux toilettes durant lequel j’ai retiré mon sac puis remis mon sac et pas vérifié la pompe évidemment….le tuyau est coincé….la c…. !!!!!!!!  Hors de question que je m’arrête dans un si bon élan, je suis fatiguée mais je me sens plutôt bien, et je n’ai surtout pas envie de perdre du temps avant la barrière horaire, je ravale ma salive et boirai seulement au point de ravitaillement. Pour passer le temps, je tente dans la montée de discuter un peu avec un autre coureur. En fait, j’ai reconnu son dossard, c’est celui de Charenton, j’essaie donc d’aborder la discussion sur ce terrain-là mais cela n’a pas trop l’air de le motiver, je laisse tomber, dépitée….

Puis on sort de la forêt, le soleil me brûle les yeux, je remets mes lunettes, j’ai trop soif….et puis tant pis ! tout en marchant, je range les bâtons, je défaits mon sac, je replace mon tuyau de poche à eau qui était complètement pincé et roule ma poule, je réenfile tout ça et je peux boire enfin ! le bonheur ! Puis dernière grosse montée avant l’arrivée au Lac des Mines d’Or, le point de contrôle et de ravitaillement. Le paysage est superbe, des fermiers nous proposent de l’eau, c’est sympa ; sur le chemin on peut également se rafraîchir dans un abreuvoir. Enfin je vois une petite cabane, je sais que nous sommes au sommet et que la plus grosse difficulté est passée pour atteindre les Mines d’Or. On attaque une longue descente, les entraînements ont payé, je me traîne moins, j’ai moins peur et je double même ! Certains coureurs « coupent » le tracé….mais c’est de la triche !!!  Après une dernière montée un peu raide (que j’avais oubliée) c’est l’arrivée aux mines d’Or après 2H de course et 14km. Tout en courant vers les ravitaillements j’appelle mes parents pour leur signaler que j’ai bien passé la barrière horaire et que j’en aurai donc encore pour environ 2H…

10H45 : le début de la grosse galère commence ; après 2 grands verres de coca, 2 figues, 1 abricot, 1 figolu et du chocolat avalés sans aucune culpabilité, je débute l’ascension sans fin.

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Le parcours a changé par rapport à il y a 2 ans, on ne passe donc plus par le col de l’Aiguille, mais par le col du Coux, plus long et en plein soleil, vachement plus drôle ! Les muscles tirent mais le rythme est bon, je quitte le groupe que je suivais afin d’accélérer la monté. 3 féminines sont devant moi, l’une d’elles a beaucoup de mal à monter et ralentis, je la double et me place derrière les 2 autres. Il fait de plus en plus chaud, je bois très régulièrement. Le paysage est en effet plus que magnifique et beaucoup plus attrayant que celui que l’on peut voir en passant par le col de l’Aiguille. Je propose aux deux garçons qui me suivent depuis un bout de temps de me dépasser mais ils refusent, je pense qu’ils se collent sur mon rythme ; c’est bien, ça me pousse à ne pas ralentir. On parvient au col du Coux, on nous dit que le plus dur est fait et qu’il ne reste que 20-25 minutes pour accéder au col du Fornet. 

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 Les 2 filles qui me précèdent vont alors « couper » le chemin ….là encore, je me dis que c’est de la triche et je décide de ne pas les suivre, quitte à perdre du temps. Et en effet, elles me mettent 300m dans la vue au moins… Pas grave, je préfère savoir que j’ai bien suivi le parcours. Nous atteignons tranquillement et dans la souffrance le col du Fornet d’où la vue est superbe, on peut admirer toutes la chaîne de montagnes, le Mont-Blanc et l’impressionnant dénivelé ! Je prends juste le temps d’avaler un verre d’eau car je sais qu’il ne reste qu’une difficulté, mais de taille pour moi, la descente vers Avoriaz. Cette partie du parcours n’est pas vraiment jolie ni motivante, en plus c’est un vrai casse-chevilles…je descends tant bien que mal et rejoins le dernier chemin qui mène à la station. Et là, qui vois-je ? les 2 nanas 200m plus bas. Mon esprit de compétition revient aussitôt à la charge et puisque je me sens bien et que les jambes sont là, j’accélère malgré la fatigue afin de me rapprocher d’elles. Je parviens à les rattraper rapidement, l’une d’entre elles ne devant pas se sentir bien vu son rythme. Chacun pour sa g…..je ne vais pas commencer à avoir des remords, je les dépasse sans ralentir pour être sûre qu’elles ne m’accrocheront pas. La station est toute proche mais le parcours à l’arrivée a changé et il nous reste une sacrée monté pour parvenir à l’arche. Je la débute en marchant de bon pas et lorsqu’on m’indique qu’il ne reste plus que 200m, je reprends la course, enfin un semblant de course car je me traîne littéralement. Je passe devant des officiels qui m’annoncent 7ème fille (en fait je suis 6ème) et s’étonnent de mon physique….mince…Au loin j’aperçois mon père, je lui fait un grand signe. C’est bon il m’a reconnue et dégaine son appareil photos.

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Petit virage à droite et l’arche d’arrivée se dresse devant moi, je reconnais ma maman et nos amis sur le côté, j’ai droit à un tonnerre d’applaudissement et à un petit clin d’œil du speaker qui annonce au micro que j’étais très attendue . Je passe la ligne, je suis vraiment KO, je tremble de partout. Après quelques photos de rigueur, je me dirige vers les ravitaillement et mange du fromage, du chocolat et beaucoup de morceau de banane…toujours sans aucune culpabilité !

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Le reste de la journée va se montrer très agréable : piscine et farniente. Je n’ai pas réussi à faire une sieste… certainement la faute aux endorphines. Le lendemain, passage aux thermes de Val d’Illiez pour une après-midi massage et relaxation dans les bains sous un soleil toujours resplendissant. Bref, un très long WE plus qu’intense. Je n’aurai qu’un seul regret, ne pas être restée voir les podium car j’y aurais été…contre toute attente, je finis 3ème de ma catégorie…je pense que je ne me remettrai jamais de ne pas avoir ma photo dans le Dauphiné .

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3H59’24’’

 95ème/223 au scratch

6ème/36 féminines

3ème SEF

 

 

 

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Published by lolbee - dans Compétitions
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